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Sécurité, vie privée et esprit critique

Qui est-ce qui, à la St-Jean-Baptiste, s’est dit: «Tiens, et si je faisais un article sur la souveraineté numérique?» Et qui s’est retrouvée plongée dans des lectures dignes d’un cours de doctorat de 45h sur le sujet ? C’est Bibi ! Bref, profitez du fait que vous pouvez vous la couler douce, en buvant une Labatt 50 tablette tout en lisant ce blog sur un sujet que Evan Solomon, Ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique a qualifié de « question politique et démocratique la plus urgente de notre époque ». Rien de moins!
On entend de plus en plus dans les médias le terme « souveraineté numérique » mais qu’est-ce que ça veut dire au juste, en quoi ça consiste et est-ce que j’ai manqué un référendum et je ne suis pas au courant ? Nous allons tenter d’expliquer ce concept, pourquoi est-ce important, comment ça se déploie au Canada et au Québec et qu’est-ce que l’on peut faire pour participer à cet élan de petite révolution… moins tranquille qu’il n’y parait.
Si je fais un amalgame des définitions officielles, nous pourrions traduire la souveraineté numérique par :
La capacité d’un gouvernement d’assurer l’autonomie, le contrôle, la protection, la stabilité et la résilience de ses infrastructures numériques.

Où sont les données, qui y accède, comment sont-elles hébergées, traitées, partagées, conservées et détruites. Et bien sûr, qui conserve les 1000 mots de passe exactement pareils de matante Ginette (ne riez pas… je suis sûre que vous le faites aussi! 🥸)

Quelles lois s’appliquent, quels pays peuvent forcer l’accès, quelles clauses protègent les données, qui est responsable, quels recours existent, mais où et donc car ni or (Joke d’enfant du primaire des années 80-90… fallait être là !).

Comment les systèmes sont protégés contre les attaques, les fuites, les pannes et comment les services essentiels peuvent continuer de fonctionner. Pas de blague là-dessus. C’est sérieux !

Capacité de choisir, comprendre, remplacer ou développer les technologies utilisées, sans dépendance critique envers quelques fournisseurs étrangers. Bref, à quand le Grand Robert, notre IA québécoise (El’Grand Bob pour les intimes) ?
🗳️ C’est pas le moment de voter à 49% !
Le temps où nous gambadions main dans la main avec l’oncle Sam est révolu, du moins pour l’instant, et il semble y avoir de plus en plus de Bullys dans la cour d’école. C’est pourquoi, en ces temps incertains, il est tout à fait légitime de se poser la question : « est-ce que nos données hébergées sur des systèmes étrangers sont vraiment en sécurité ? ».
Autrement dit : « Un skidoo, on peut tu laisser ça dans cours ?... » La réponse est vraiment : « Ichhhh ». (Si vous n’avez pas la réf, je peux rien pour vous.)
Le problème principal est que nos informations hébergées dans des centres de données à l’étranger ou encore hébergées en territoire canadien mais sous des bannières étrangères (#amazon), peuvent se retrouver sous la juridiction de pays dont les lois permettent d’aller fouiller dans les serveurs… Bon, si la Chine connait ma date de fête, c’est pas si grave, mais ça devient plus inquiétant quand les States peuvent avoir accès à des dossiers de la Défense… comme c’est le cas en ce moment.
➡️ Ça vous intéresse? En lire plus sur le CLOUD ACT américain
Il est donc important de mettre en place des procédures, installations, systèmes et nouveaux partenariats sécuritaires pour garantir notre autonomie, notre sécurité et notre souveraineté. Il faut que le « oui » sorte avec 100% des votes!
⚜️🍁Et ta valeur, de foi trempée, protégera nos foyers et nos droits… ainsi que nos données sensibles.
Bien que des documents antérieurs existent, le sujet de la souveraineté numérique est devenu le sujet du jour depuis peu, suite à la fragilisation de l’équilibre mondial. Le Canada s’est doté en 2025 de plans sur la souveraineté numérique. Le Québec a suivi en 2026 avec son Énoncé de politique de souveraineté numérique et d’approvisionnement en technologie de l’information.
Ces plans donnent un cadre juridique et des lignes d’action pour tenter de contrôler nos données, s’assurer de notre sécurité et de notre gouvernance ainsi que d’encourager notre autonomie technologique.
Mais les obstacles sont nombreux. Comme l’a dit très justement Chris Lehane, chef des affaires mondiales chez OpenAI (Chat GPT) :
« pour que la technologie fonctionne, il faut cinq éléments : le talent, le capital, l'énergie,les données et les puces. […] Et aucune nation n'a la mainmise sur les cinq ! ».
L’autonomie totale n’existe donc pas. À cela s’ajoute :
· La juridiction des autres pays qui diffère de la nôtre;
· Nous dépendons en ce moment de systèmes étrangers;
· Les grands fournisseurs ont des avantages indéniables;
· La complexification de la cybersécurité;
· Nos infrastructures sont vieillissantes;
· Le financement et les capacités internes sont limités;
· L’expertise locale prend du temps à construire.
Mais les gouvernements et les entreprises ne chôment pas; plusieurs grands projets sont en branle en ce moment, tels que :
· OVHcloud, 90 000 serveurs situés à Beauharnois.
· Technum Québec, zone d'innovation officielle du gouvernement du Québec, centrée sur la microélectronique et les semi-conducteurs.
· Cohere, une compagnie d’IA basée à Toronto, qui offre ses modèles en location aux gouvernements et entreprises canadiennes.
· Mila, basé à Montréal, agit comme pilier académique mondial en IA.
· Et évidemment, Shopify… oui, oui! Shopify est une alternative canadienne à Amazon !
Admettons-le, le combat pour la souveraineté numérique est beaucoup plus grand que nous. Je ne peux quand même pas construire un centre de données dans ma shed à bois (en fait faudrait le mettre dans la piscine pour le refroidir). Il existe toutefois des petits gestes que l’on peut poser pour protéger nos données personnelles.
· Ne pas divulguer toute notre vie sur les réseaux sociaux… ni à ChatGPT… même si c’est rendu notre psy.
· Toujours refuser les cookies non essentiels.
· Désactiver la géolocalisation quand ce n’est pas nécessaire.
· Choisir des services locaux ou plus respectueux de la vie privée.
· Supprimer les comptes des sites et des applications que vous n’utilisez plus.
· S’intéresser à la question et demander des actions à nos gouvernements.
· Hacker le pentagone (euh… mauvaise liste, non, ha ha, je ferais jamais ça voyons !).
· Faire héberger son site web sur des serveurs québécois. 😁
😅 Faut bien se plugger quelque part ! Faut payer la fille qui écrit le blog.
Votre site n’est pas hébergé au Québec ? Vous êtes sur Wix (Israël), Webflow (USA), Squarespace (USA), Framer (Pays-Bas) ou autre ? Il est maintenant possible de sortir de ces écosystèmes et de migrer votre site sur des serveurs bien de chez nous, situés à Montréal. Grâce à de nouvelles technologies, le Websimple peut maintenant vous rapatrier à la maison pour un coût modique en plus d’une petite cure de jeunesse pour votre site!
Séb vous explique !
Communiquez avec nous pour migrer votre site.
Nous n’avons pas fini d’entendre parler de souveraineté numérique ! La question sera toujours d’actualité tant et aussi longtemps que l’échiquier mondial sera sur le qui-vive. Il est donc rassurant de voir que les institutions ne restent pas les bras croisés et se mettent au travail pour assurer : le contrôle de nos données, la prévalence de notre juridiction et de notre gouvernance, l’efficacité de notre cybersécurité et de notre résilience et la progression de notre autonomie technologique. Pour faire un parallèle bouetteux avec la Révolution tranquille (parce que j’ai pas arrêté de faire des références Queb depuis le début), il est temps de se donner les leviers pour redevenir « Maîtres chez nous ».
Drop de mike… euh… je veux dire : garoche le micro.
✏️ Cet article du blog WebSimple est rédigé par un humain et corrigé par IA. J'avoue que dans celui-ci ChatGPT m'a un aidé pour la section de la description des piliers et m'aider à trouver des projets de souveraineté... J'avais pas 45h de cours universitaire devant moi.
✉️ WebSimple dessert toute une communauté de partenaires, d’entreprises et d’organismes dans l’élaboration de leur présence en ligne. Vous avez des questions concernant le Web et votre organisation? Communiquez avec nous dès maintenant. Il nous fera plaisir de vous répondre.
Sources:
https://www.canada.ca/fr/gouvernement/systeme/gouvernement-numerique/innovations-gouvernementales-numeriques/services-informatique-nuage/souverainete-numerique/souverainete-numerique-cadre-ameliorer-preparation-numerique.html
https://ised-isde.canada.ca/site/isde/fr/strategie-canada-puissance-calcul-souveraine-pour-lia
https://www.canada.ca/fr/gouvernement/systeme/gouvernement-numerique/ligne-directrice-services-numerique.html#ToC4_4
https://www.canada.ca/fr/gouvernement/systeme/gouvernement-numerique/innovations-gouvernementales-numeriques/services-informatique-nuage/souverainete-numerique/gc-livre-blanc-souverainete-donnees-nuage-public.html
https://www.lapresse.ca/actualites/national/2025-09-19/defense-nationale/pres-de-1-3-milliard-depenses-dans-les-services-infonuagiques-americains.php
https://www.quebec.ca/gouvernement/numerique/souverainete-numerique
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2199160/souverainete-des-donnees-open-ai-cloud-act
Image : Chat gpt avec le style de Jozi Gallant

Jozi a affuté sa plume et ses crayons en illustration en tant que travailleuse autonome pendant plusieurs années. Elle utilise désormais son œil artistique dans la gestion de projets et design Web. Également diplômée en éducation, elle aime contribuer à éduquer le public sur tout ce qui concerne le Web et les technologies. Émerveillée par les possibilités qu'offre le Web, elle s'applique à en apprendre le plus possible pour aider les gens autour d'elle.
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