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Intelligence artificielle et nouvelles technologies

Par

Sébastien Leblanc

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4 août 2026

Bienvenue officiellement dans l'ère agentique

Une illustration d'un robot sortant d'un écran et d'une personne humaine aidant à placer ensemble le menu d'un site web

2026 : l'année où l'IA a arrêté de simplement répondre et s'est mise à travailler pour nous.

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Dans mon dernier article, je vous ai présenté OpenClaw et sa capacité à agir par lui-même sur un ordinateur ou un serveur. Il y a quelques mois à peine, ça ressemblait encore à un projet de passionné : quelque chose de spectaculaire, mais un peu en marge. Aujourd'hui, on peut se le dire : ce n'était pas une curiosité temporaire. C'était un aperçu de la direction que toute l'industrie allait prendre.

OpenClaw restera probablement moins utilisé par le grand public que les grandes plateformes commerciales. C'est un projet libre, plus technique, qui permet d'utiliser différents modèles d'intelligence artificielle, qu'ils soient hébergés par de grandes entreprises ou directement sur votre propre machine. C'est justement ce qui le rend aussi puissant… et un peu moins accessible à monsieur et madame Tout-le-Monde. Mais son influence, elle, est indéniable.

On vient d'entrer dans ce que plusieurs appellent maintenant l'ère agentique. Et je suis pas mal convaincu qu'on regardera 2026 comme une année charnière.

Avant, on lui demandait une réponse. Maintenant, on lui demande un résultat.

Et ce n'est qu'un début. Éventuellement, cette même technologie pilotera de plus en plus de choses bien réelles dans nos vies : des systèmes automatisés, des maisons intelligentes, de petits robots et toutes sortes d'objets qui, jusqu'ici, attendaient patiemment qu'un humain appuie sur le bon bouton.

D'OpenClaw à toute une industrie

Dès le début de l'année, Anthropic a lancé Claude Cowork pour amener les capacités agentiques de Claude Code dans le travail quotidien du plus de gens possible. Du côté d'OpenAI, la réponse a tardé : ChatGPT Work n'est arrivé qu'en juillet 2026, dans une version qui semble pensée pour un public encore plus large. Et les deux technologies sont drastiquement inspirées d'OpenClaw.

Deux visions qui convergent. Ce que je trouve intéressant, c'est qu'Anthropic et OpenAI semblent s'en aller vers la même destination : un agent connecté à même nos outils, qui planifie, agit et nous ramène une tâche accomplie.

Avant, on avait déjà gagné de la vitesse en 2025 avec Claude Code et Codex. Mais là, avec Cowork et Work, et un Claude Code devenu beaucoup plus autonome et poussé, on est passé à la vitesse lumière. Non : à la vitesse démesurée.

Vitesse démesurée (Spaceballs)

L'agent devient la nouvelle interface

Avant, la relation ressemblait à ceci : on ouvrait le logiciel, on cliquait, on remplissait des champs, on naviguait dans des menus, on exportait un fichier pour ensuite l'importer ailleurs.

Hier
Humain Logiciel
Aujourd'hui, ou dans un avenir vraiment pas très lointain
Humain Agent Logiciels

On ne manipule plus nécessairement les logiciels un à un. On décrit ce qu'on veut obtenir, puis l'agent va chercher les bons outils, les bonnes données et les bonnes informations pour produire le résultat. L'agent ne remplace donc pas nécessairement tous nos logiciels. Il devient plutôt la couche entre nous et la technologie.

C'est une toute nouvelle façon de fonctionner pour tous les métiers qui utilisent un ordinateur. À court terme, les changements seront assez drastiques pour tous les postes dont le travail consiste, justement, à travailler sur un ordinateur. Le défi se jouera dans l'adoption : ceux qui ne suivront pas la tendance seront forcément moins productifs. Et on parle d'un écart de productivité énorme.

On voit déjà les logiciels se préparer à la transition avec du marketing du genre AI-first, AI-ready, AI-native, etc. On voit apparaître des serveurs MCP, des API pensées pour être consommées par des agents et des interfaces en ligne de commande adaptées à l'automatisation.

Une vraie révolution!

Voici la partie qui me fait vraiment tripper. Le potentiel est de moins en moins limité par la technologie. Il est maintenant limité par notre imagination, notre jugement et nos connaissances générales en technologie. Le goulot d'étranglement s'est déplacé.

Avant, la question était : « Est-ce qu'on a le budget pour développer ce qu'on vient d'imaginer? » Parce que c'était souvent une question de budget. On pouvait dessiner un excellent processus sur une napkin, comme on dit. On avait la vision, mais pas nécessairement le budget de nos ambitions. Chaque fonctionnalité représentait des jours, des semaines ou parfois des mois de développement.

Aujourd'hui, la question devient : « Est-ce qu'on est capables d'imaginer la bonne solution? »

On a toujours considéré l'expérience utilisateur comme une compétence clé, et elle aura encore plus de valeur demain.

Si la technique nous oblige moins à faire des compromis, la qualité de l'expérience qu'on imagine compte encore plus. À mesure que les barrières techniques tombent, ce sont les meilleures expériences qui feront les meilleurs produits.

L'accès à la connaissance a complètement changé

Que ce soit positif ou négatif, il y a un autre morceau du casse-tête qu'on sous-estime : l'apprentissage. Pendant longtemps, apprendre une nouvelle plateforme ou un nouveau langage voulait dire lire des pages et des pages de documentation, regarder des tutoriels et faire beaucoup d'essais-erreurs.

Aujourd'hui, l'intelligence artificielle peut lire cette documentation pour nous. Elle devient un professeur disponible en tout temps, capable de nous expliquer une API, un logiciel, une plateforme ou une technologie qu'on ne connaissait même pas cinq minutes plus tôt.

N'importe qui peut maintenant avoir son professeur de n'importe quoi.

C'est un peu débile quand on y pense.

Mais attention, il y a un piège : l'IA n'enlève pas le besoin de connaissances. Au contraire, elle l'amplifie. Plus une personne maîtrise son domaine, plus elle est capable d'utiliser l'intelligence artificielle pour produire des résultats précis, efficaces et professionnels. Pour poser les bonnes questions, encore faut-il connaître suffisamment son sujet, sinon on risque d'obtenir une réponse comme… 42 : si on ne comprend pas la question, on ne comprend pas la réponse. C'est un peu comme dans Le Guide du voyageur galactique, où l'ordinateur explique : « Je crois que le problème, pour être tout à fait franc avec vous, c'est que vous n'avez jamais vraiment bien saisi la question. […] une fois que vous connaîtrez exactement la question, vous saurez ce que signifie la réponse. »

La réponse est 42 (Le Guide du voyageur galactique)

Ce que ça change déjà chez Websimple

Je ne vais pas vous raconter d'histoires : chez Websimple, les changements sont déjà implantés et majeurs. L'équipe travaille différemment. En fait, nos workflows de travail sont totalement différents : on a tout revu de A à Z.

Notre rôle, lui, évolue sans disparaître. On supervise davantage, on contrôle davantage la qualité. On demeure les architectes, les concepteurs et les créateurs des systèmes, avec désormais un rôle de casque blanc.

Avant, on installait surtout des systèmes existants, puis on se démenait pour adapter l'entreprise à leur fonctionnement. Maintenant, on peut plus facilement développer un système qui s'adapte vraiment à l'entreprise.

En résumé

La beauté de la chose aujourd'hui, c'est qu'on peut dessiner nos workflows sur papier, puis les créer de toutes pièces, nos propres logiciels privés à nous, et les voir prendre vie.

C'est le même principe d'agilité qu'avant, avec des itérations. Sauf qu'elles prenaient des mois. Aujourd'hui, on en fait plusieurs dans la même semaine. Le potentiel est incroyable.

Attention : je n'ai pas dit que le développement était devenu facile. Ça reste complexe. Il faut comprendre les besoins, concevoir la bonne architecture, protéger les données, tester les résultats et éviter de créer un château de cartes informatique.

En conclusion

On est au début d'une ère qui implique des changements beaucoup plus profonds qu'une simple mode autour d'une technologie. On entre dans une époque où les ordinateurs commencent à travailler par eux-mêmes, à communiquer entre eux par eux-mêmes, et à se mettre à jour par eux-mêmes.

Pour l'instant, beaucoup d'entreprises et de personnes ne se rendent pas encore compte de ce qui est en train de se passer. C'est normal : l'adoption des nouvelles technologies, ça peut être long. Les premiers embarqués sont les curieux et les passionnés. Ensuite, les outils deviennent de plus en plus simples et leur utilisation explose.

Cette transformation entraînera de vraies questions sur l'emploi, les responsabilités et la place que nous voulons accorder à ces systèmes. J'espère évidemment qu'elle nous permettra surtout d'être plus performants, de créer de meilleures conditions pour les gens au sein des entreprises, et de consacrer davantage de temps à ce qui est vraiment passionnant pour les humains.

Mais comme toute grande révolution technologique, la technologie ne décidera pas toute seule si le résultat est positif.

Ce sont les humains qui décideront ce qu'ils veulent en faire.

Chez Websimple, on ne regarde pas passer le train.

On veut construire les nouveaux wagons avec vous, et rénover les vieux quand ils peuvent encore faire la job.

Et comme je vous le disais la dernière fois : on n'a pas fini de vous en parler.

Sources:

✏️ Cet article du blog Websimple a été dicté par un humain (Seb) agencé et corrigé par IA (JP)

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Sébastien Leblanc, Directeur créatif

Fondateur du Websimple, Sébastien possède un diplôme en nouveaux médias de chez Cyclone arts et technologie. Autodidacte, il pousse ses connaissances et son expertise à un autre niveau à l’aide de plusieurs autres formations, autant en ligne que par voie traditionnelle ou par la lecture d’ouvrages depuis plus de 20 ans. Passionné de son domaine et excellent communicateur, il sait vulgariser les possibilités et outils technologiques et en fait bénéficier la clientèle.

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